L’ingestion de l’amanite phalloïde peut être mortelle

L’amanite phalloïde est responsable de la plupart des accidents mortels. Un seul champignon suffit à provoquer une intoxication grave. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé «death cap» (chapeau de la mort) en anglais.

Traitement

L’hospitalisation en réanimation s’impose.

Le traitement est essentiellement symptomatique. Il n’y a pas d’antidote spécifique. Une transplantation du foie est parfois nécessaire.

Période d’incubation

Le délai entre la consommation du champignon et le début des symptômes est long: les premiers symptômes ne se manifestent qu’une douzaine d’heures en moyenne après le repas. Ce délai peut aller jusqu’à 48 heures.

Symptômes

L’intoxication évolue en trois phases:

  • Phase d’agression:l’intoxication débute comme une gastro-entérite avec des vomissements et des diarrhées intenses entraînant une déshydratation.
  • Phase de rémission apparente: les symptômes de gastro-entérite s’atténuent, l’atteinte hépatique s’installe, la prise de sang montre une perturbation des tests hépatiques.
  • Phase d’atteinte hépatorénale:l’atteinte du foie entraîne des troubles de la coagulation, une élévation du taux d’ammoniaque dans le sang et un coma (encéphalopathie hépatique). Les reins peuvent également être atteints.

Prévention

Il faut apprendre à reconnaître l’amanite phalloïde sous toutes ses formes:

  • Les formes jeunes, en forme d’œufs, peuvent être confondues avec des vesses-de-loup.
  • Les formes blanches sont parfois confondues avec des champignons blancs comestibles: psalliotes des bois, tricholomes colombettes, etc.
  • Un cueilleur inexpérimenté pourrait confondre la forme verte avec des russules ou des tricholomes verts.
  • L’Amanita virosa (amanite vireuse) et l’Amanita verna (amanite printanière) ont la même toxicité que l’amanite phalloïde.