Les appels pour champignons

Chaque année, le Centre Antipoisons reçoit environ 400 appels impliquant des champignons, avec un pic entre le mois de juin et le mois de novembre. Pour nous aider dans l’identification, nous faisons appel à un réseau de mycologues.

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Collaboration avec des mycologues

Lorsque nous recevons un appel d’une possible intoxication à un ou plusieurs champignons, la priorité est d’identifier à quel(s) champignon(s) on a affaire. Ou l’appelant a les connaissances suffisantes pour faire l’identification lui-même ou nous faisons appel à notre réseau de mycologues expérimentés (bénévoles). Selon la localisation géographique de l’intoxication, nous vous donnons maximum 3 numéros de téléphone de mycologues qui pourront identifier soit sur photo, soit en présentiel, quel(s) est(sont) le(s) champignon(s) concerné(s). Avec cette précieuse information, la personne peut rappeler le centre antipoisons qui donnera alors de plus amples informations sur la ou les démarches à effectuer.

Nous tenons d’ailleurs à remercier très chaleureusement tout notre réseau de  mycologues pour toutes ces années de fructueuse collaboration. Nous en profitons également pour dire que si vous êtes vous-même mycologue averti et intéressé de rejoindre notre réseau, n’hésitez pas à prendre contact avec nous à l’adresse suivante : medical.team@poisoncentre.be

Les appels pour champignons

Les accidents d’enfants

Les appels les plus fréquents (± 60%) concernent l’ingestion accidentelle d’un morceau de champignon par un jeune enfant. Les petits enfants de moins de quatre ans portent tout à la bouche et les champignons n’échappent pas à leur curiosité.

Vu les faibles quantités avalées, ce genre d’accident est en général peu grave. Une identification est parfois nécessaire pour s’assurer de l’absence de toxicité du champignon. Des mycologues mettent bénévolement leurs compétences au service du Centre Antipoisons et, en cas d’accident, acceptent de déterminer un champignon en urgence.

Les repas de champignons

En Belgique, la cueillette de champignons sauvages pour la consommation familiale n’est pas une habitude très répandue. Les appels pour des personnes malades après un repas de champignons sont moins fréquents (± 20%) mais potentiellement beaucoup plus graves que les ingestions accidentelles par des enfants car les quantités avalées sont plus importantes.

L’usage récréatif de champignons hallucinogènes

La consommation volontaire de champignons hallucinogènes tels que l’amanite tue-mouches ou les psilocybes entraîne chaque année une dizaine de cas d’intoxications. Des réactions de malaise, d’anxiété et des crises de panique sont les principaux symptômes observés.

Souvent les victimes ne peuvent donner que très peu d’indications sur les champignons qu’elles ont consommés.