Intoxication à l’histamine ? Prenez un médicament contre les allergies !

Une conservation incorrecte du poisson, comme un refroidissement insuffisant après la pêche, peut entraîner une augmentation du taux d’histamine et, finalement, une intoxication à l’histamine. Ce phénomène est connu sous le nom de syndrome scombroïde, d’après les espèces de poissons souvent impliquées, comme le thon et le maquereau. D’autres espèces de poissons, comme le sprat, le hareng, l’anchois et la sardine, peuvent également contenir trop d’histamine.

L’histamine étant résistante à la chaleur, cette intoxication peut survenir avec du poisson cru ou cuit, comme les variantes frites ou fumées. Les symptômes ressemblent fortement à une réaction allergique, ce qui entraîne régulièrement une confusion.

Traitement

Les symptômes d’une intoxication à l’histamine sont traités de la même manière qu’une allergie : la prise d’antihistaminiques est suffisante dans la majorité des intoxications. Il est important de savoir que les personnes souffrant d’une intoxication à l’histamine ne sont pas allergiques au poisson. Un prochain repas avec la même espèce de poisson, correctement conservée et préparée, ne provoquera pas de réaction.

Symptômes

Les symptômes les plus fréquents sont des rougeurs au visage et au cou, des maux de tête, des palpitations cardiaques, des étourdissements, des sueurs, des démangeaisons et, dans une moindre mesure, des nausées, de la diarrhée et/ou une sensation de faiblesse. Cette réaction peut survenir 20 à 30 minutes après avoir mangé du poisson ; les symptômes ressemblent à ceux d’une réaction allergique, mais ce n’est pas le cas. Surtout si une famille entière ou un groupe de personnes présente ces symptômes en même temps, il faut envisager une possible intoxication à l’histamine.

Il arrive parfois que les victimes parlent d’un léger goût poivré du poisson, mais dans la grande majorité des cas, il n’est pas possible de déterminer, d’après l’apparence, l’odeur ou le goût, si de l’histamine est présente.

Cette réaction est auto-limitante et ne dure souvent pas plus de 12 heures. En cas de réactions graves, telles que des problèmes respiratoires ou une baisse de tension artérielle persistante, une assistance médicale est nécessaire.

Toxicité

La chair des espèces de poissons mentionnées contient une grande quantité d’histidine, un acide aminé. Lorsque le poisson n’est pas refroidi de manière optimale après sa capture, les bactéries présentes dans les branchies ou les intestins du poisson ont la possibilité de transformer l’histidine en histamine. Le corps humain peut décomposer une certaine quantité d’histamine grâce à certaines enzymes. En cas d’ingestion d’une forte concentration d’histamine, le corps ne peut pas en décomposer suffisamment, ce qui fait que l’histamine restante peut provoquer des symptômes.

Prévention

Si vous suspectez un poisson (frais, fumé ou en conserve) est responsable d’une intoxication, contactezl’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) et communiquez-leur autant d’informations que possible (numéro de lot, point d’achat, …).

Références

Version 8/2026