Le gaz hilarant fait parfois rire jaune

 
 
L’utilisation festive de gaz hilarant connait un regain d’intérêt. A côté des effets euphorisants recherchés (sensation de bien-être, éclats de rire …) le protoxyde d’azote peut avoir des effets indésirables bien moins agréables.
 
 
 
 

Symptômes

Lorsque la maladie évolue, les capacités motrices diminuent.

Les symptômes sont une sensation d’engourdissement et des fourmillement au niveau des mains et des pieds. Lorsque la maladie évolue, les capacités motrices diminuent: le patient trébuche souvent, ressent des difficultés à la marche ou de la fatigue. Il est important de  faire le diagnostic à temps, avant que les lésions ne deviennent irréversibles.

 
 
 
 

Traitement

De fortes doses de vitamine B12 sont prescrit comme traitement. Les personnes dont les apports en vitamine B12 sont réduits – régime végan ou végétarien, abus d’alcool – courent un plus grand risque de neuropathie.

 
 
 
 

Risque

Une utilisation excessive ou erronée peut conduire à un manque d’oxygène au niveau du cerveau.

Une utilisation excessive ou erronée peut conduire à un manque d’oxygène au niveau du cerveau. C’est le cas lorsque la concentration de gaz hilarant dans l’air inspiré est trop importante. Le manque d’oxygène se traduit par des maux de tête et des vertiges mais peut entraîner une perte de connaissance et même conduire au décès. La littérature rapporte des cas navrants de décès d’utilisateurs se trouvant dans des espaces non ventilés ou ayant inhalé le gaz à l’aide d’un masque.   


On sait moins que l’utilisation répétée (plusieurs fois par mois) de gaz hilarant peut entraîner une déficience en vitamine B12 avec des symptômes neurologiques persistants. La vitamine B12 joue un rôle essentiel dans le système nerveux. Le protoxyde d’azote inactive la B12 par un phénomène d’oxydation.

 
 
 
 

En savoir plus?

Le gaz hilarant ou protoxyde d’azote a été découvert à la fin du 18ème siècle. Au début, le gaz hilarant était surtout connu pour son effet euphorisant. 

Les médecins qui ne disposaient pas de beaucoup de moyens fiables pour anesthésier les patients se sont intéressés aux propriétés analgésiques de ce gaz. De nos jours on utilise encore le protoxyde d’azote associé à de l’oxygène pour des soins dentaires, des actes de petite chirurgie ou des soins douloureux. 

Les cartouches de protoxyde d’azote utilisées en cuisine pour les siphons à chantilly sont disponibles pour un prix modique.